A qui reviendront les fonds de l’ancien dictateur nigérian?
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| En visite officielle au Nigéria, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a évoqué le 8 mars la restitution par la Suisse de 321 millions de dollars confisqués au clan de Sani Abacha. Durant son règne brutal, le dictateur nigérian a détourné plus de 2,2 milliards de dollars de fonds publics. A son décès, une partie de cet argent a été localisée en Suisse, puis bloquée afin d’être restituée à la population nigériane spoliée. En 2005, les autorités helvétiques ont procédé à une première restitution qui s’est avérée très problématique: la destination de la moitié des fonds, simplement versés sur les comptes de l’Etat, n’a pas pu être vérifiée. Aujourd’hui, la société civile redoute que l’argent sur le point d’être rendu au Nigéria soit à nouveau détourné. |
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Eviter que l’histoire ne se répète – Dans une lettre ouverte, la DB et ses partenaires ont demandé aux autorités helvétiques et nigérianes ainsi qu’à la Banque mondiale de prendre les mesures nécessaires afin de garantir que les fonds confisqués au clan de l’ex-dictateur nigérian soient restitués de manière transparente et au bénéfice de la population spoliée. Si les autorités suisses affirment avoir tiré les leçons des erreurs passées, la DB espère que ces propos se traduiront en actes et que les fonds restitués financeront effectivement des projets destinés à améliorer les conditions de vie de la population nigériane.
Retour sur la chronique des fonds Abacha… |
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| Les millions du pétrole congolais dorment tranquillement à Genève – En mars 2015, la DB révélait les arrangements douteux du négociant genevois Philia avec la raffinerie publique congolaise, administrée par le fils du président, le très notoirement corrompu Denis Christel Sassou Nguesso. Un an plus tard, l’arrestation au Portugal d’un homme de paille au service du clan Nguesso illustre une nouvelle fois l’aide logistique que la Suisse prodigue à la corruption, dans l’un des pays les plus pauvres de la planète. Ancien agent du joueur de foot Luis Figo et accusé de divers délits financiers, José Veiga a noué des liens étroits avec le fils du président congolais. Veiga est aussi un partenaire d’affaires de Philia, ce qui démontre qu’invariablement, les malversations auxquelles la famille régnante en République du Congo a recours pour s’accaparer la rente pétrolière passent par les rives du Léman. |
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| Pas de libre-échange pour l’huile de palme – Dans le cadre des négociations d’un accord de libre-échange entre la Suisse et la Malaisie, une réduction des tarifs douaniers sur l’huile de palme est en discussion. Alors que la culture de l’oléagineux est synonyme de violation des droits humains et de déforestation galopante, cette mesure ne ferait qu’amplifier le problème. Une pétition demande au Conseil fédéral d’exclure l’huile de palme de l’accord de libre-échange. De plus, un tel accord ne devrait pas être conclu tant que ce pays n’a pas ratifié les pactes des Nations unies relatifs aux droits humains et reconnu les normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT). |
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| Projections et débats à Lausanne sur la «malédiction des ressources» – Corruption endémique, inégalités croissantes, conflits armés: les populations des pays riches en matières premières ne profitent pas des revenus générés par ce commerce florissant, mais en subissent de plein fouet les préjudices. Le groupe régional Vaud de la DB et le Cinéma Oblò vous invitent à découvrir, en avril, deux documentaires dédiés au secteur opaque des matières premières. «Stealing Africa» met en lumière les pratiques d’optimisation fiscale agressive de Glencore en Zambie; «Dirty Gold War» remonte la filière secrète de l’or. Les projections seront suivies d’un débat avec un membre de l’équipe «matières premières» de la DB. D’autres événements de la DB… |
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Pour la Déclaration de Berne,
Floriane Fischer |
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